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青年の頃からフランスに興味を抱き、退職後パリ郊外に住んでいます。私の感じたフランスを、エピソードを交えながらお伝えします。
ル・モンド パリで4人に1人の医師が、最貧困層の診療拒否
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A Paris, un médecin sur quatre refuse de soigner les plus défavorisés
LE MONDE | 01.07.09

パリで4人に1人の医師が、最貧困層の診療を拒否    
2009年7月1日付

首都は、最貧困層の患者を受け入る都市ではなくなった。全医療保障制度CMU(社会保障制度の非適用者をカバーする制度)の融資基金が7月1日に公表した調査結果によると、パリに勤務する4人に1人の医療従事者(25.5%)が最貧困層の患者の診療を拒否していることが明らかになった。

La capitale n'est pas une terre d'accueil pour les malades les plus pauvres. Selon une étude rendue publique, mercredi 1er juillet, par le Fonds de financement de la couverture maladie universelle (CMU), un professionnel de santé sur quatre exerçant à Paris (25,5 %) refuse de soigner les patients les plus défavorisés.

  歯科医、一般医、専門医900人を対象としたサンプル調査をおこなった結果、全医療保障制度CMU適用者に対する差別の実態が明らかになった。 この調査はまた、患者の半数以上(58%)が医療報酬超過金額(保険協定医療費を超える額)を要求されるパリでは、「診療に至るまでがいかに難しいか」ということも強調している。 

  CMUの患者にたいする診療拒否を調査によって明らかにするのは、今回が二度目である。 2006年にヴァル・ド・マルヌでおこなわれた最初の調査では、専門医の41%、一般医の4.8%が診療をおこなったと報告している。 2008年末から2009年初めにパリでおこなわれた調査は、より対照的な結果を示した。 歯科医の3分の1(31.6%)、一般医の5分の1近く(19.4%)が診療拒否をおこなった。 初診にしては大きな比率である。  婦人科医と眼科医が一番多い(それぞれ38%、28%)。 レントゲン専門医のみが、拒否率5%ととび抜けて少ない。

  パリについての調査のときは、俳優がCMUの患者になりすませて予約を求めた。 拒否された場合には別の俳優が、身分についての詳しい情報を与えずに電話した。 拒否の理由がCMU適用者であると特定できないようするためである。 大半は「言い淀どむことなく」応答した。 すなわち率直に「ウィ」というか、あるいは拒否の場合は「うちの医者はCMUは扱っていない。」ととりつく島もないような返事である。  ある医者は電話口で「私は、それは扱っていない。」と大声をあげ、他の医者は「わたしは、CMUは追っかけないよ!」と声を荒げた。 診療の拒否の仕方が単刀直入なので、調査の担当者は多くの開業医が法律をよく理解しておらず、CMU適用患者を拒否することが不法行為に当たることを知らないのではないかと推測した。

  この率直さにもかかわらず、「開業医はしばしば、聞かれてもいないのに自分たちの拒否の態度を正当化する。なんとなくばつの悪さを感じているように。」 一番の理由は行政上の煩わしさと、CMU適用患者への医療費払い戻しにともなう「厄介な書類」である。 すなわちCMU適用患者は診療代を自分たちには払わず、医者への医療費の弁済は健康保険でなされる。 これはもし病院がコンピュータ化されていなければ、その支払いに時間がかかるということである。 したがってその病院がカルト・ヴィタル(社会保険のカード)用の端末を備えているかどうかによって、一般医がCMU適用患者を拒否する割合は5段階に分かれる。 

「悪い貧乏人」

  しかし拒否の主な理由は依然として経済的なものである。すなわちCMU適用の患者は医療報酬超過金額(保険協定医療費を超える額)を請求されないので、彼らを診ることが第2部門(混合診療または自由報酬)の医者にとっては儲けそこないとなるということである。「いくつかの場合においては、患者の病状ではなく、医療報酬超過金額あるいは歯科医が施した義歯の代金を支払う能力があるかどうかを拒否の口実にする。」と調査の担当者は強調した。 したがってもし提示された金額を支払うことに同意すれば、患者は予約を受け付けてもらえるのである。 「このようなケースが例外的ではない。」ことを調査は認めている。

  より大局的にみれば、この調査の結果は、CMUを創設し、慈善の論理を権利の論理に置き換えた1999年の法律の精神を、患者たちが自分たちのものにすることの難しさを強調しているのである。 多くの医療従事者にとっては、CMUの適用はいうまでもなく当然のことであり、それが仕事でもある。 調査はこうして予約を受け付ける前にいく人かの一般医は、患者が「良い貧乏人」か、あるいは「悪い貧乏人」かという基準で選別をおこなうのである。そうでなければ、CMU適用の患者を公立の病院に送り込もうとする。 すなわち最貧困層向けの病院はそこであり、街中の診療所は「他の患者」に予約済みであるといった理由をつけて。

セシル・プリュル記者


[囲み記事]

420万人の適用者


  1999年の7月に創設された全医療保障制度CMUは、最貧困層(月収が621ユーロ<83,800円相当>以下)が義務的医療保険の適用を受けることができるようにした。 この保険は補完CMU(CMU−C)によって補充され、それは中間層の共済組合の金額に等しい額をカバーする。 

<適用者>
  2008年12月31日の時点で、フランス本国および海外県・海外領土において補完CMUの適用を受けるものは420万人を数えた。 この適用を受ける患者は、公共あるいは民間の医療機関で医療行為を受け、医療費は前払いなしで3分の1しか負担しない権利を有する。 医療従事者は医療保険から医療報酬を受け取り、協定で定められた料金を尊重しそれ以上の報酬を請求してはならない。

花

私は今回の厚労省の障害者低料第三種郵便制度をめぐる不正について、激しい憤りを覚えました。私は「大脇道場」さんがおこなっている厚労省あてに抗議のメールを送るキャンペーンに賛同し、抗議文と要請文を送りました。抗議先は次のアドレスです。抗議文は大脇道場さんのブログにある抗議文・要請文を参考にしてください。


Réalisée par testing auprès d'un échantillon de 900 dentistes, médecins généralistes et spécialistes, cette enquête confirme la réalité des pratiques de discrimination envers les bénéficiaires de la CMU. Elle souligne également "les véritables difficultés d'accès aux soins" des plus démunis à Paris, ville où plus de la moitié des praticiens (58 %) appliquent le dépassement d'honoraires.

C'est la seconde fois que le Fonds relève, par testing, l'existence de refus de soins envers les patients CMU. Réalisée dans le Val-de-Marne, en 2006, une première étude avait montré que ces pratiques concernaient 41 % des médecins spécialistes et 4,8 % des généralistes. L'enquête effectuée à Paris fin 2008-début 2009 fait apparaître des résultats plus contrastés. Les refus de soins concernent ainsi un tiers des dentistes (31,6 %) et près d'un médecin généraliste sur cinq (19,4 %), soit des taux importants pour des soins de premier recours. Les gynécologues médicaux et les ophtalmologues sont les plus concernés (38 % et 28 %). Seuls les radiologues se distinguent avec un taux de 5 % de refus.

L'enquête parisienne a consisté à demander un rendez-vous par un acteur qui se faisait passer pour un patient CMU. En cas de refus, un autre comédien appelait, sans donner de précision sur son statut, pour vérifier si le refus concernait spécifiquement les bénéficiaires CMU. La majorité des réponses est "sans ambiguïté", qu'il s'agisse d'un "oui" franc ou d'un refus sans appel, type "non, le docteur ne prend pas la CMU". Un médecin contacté s'exclame : "Je ne prends pas ça !" Un autre : "La CMU, je cours pas après !" Les refus de soins se déclinant sans ambages, les auteurs de l'étude font l'hypothèse que beaucoup de praticiens connaissent mal la loi et ignorent se placer dans l'illégalité en refusant un patient CMU.

Malgré cette franchise, "les praticiens justifient souvent leur attitude de refus, même s'il ne leur est rien demandé, ce qui en soi suggère un certain sentiment de malaise". La première raison invoquée est la lourdeur administrative et la "paperasse" qu'impliquerait la prise en charge des patients CMU : ces derniers ne payant pas leur consultation, le remboursement du médecin s'effectue par l'assurance-maladie, ce qui peut prendre du temps si le praticien n'est pas informatisé. Parmi les généralistes, le taux de refus de patients CMU varie ainsi de 1 à 5 selon qu'ils sont ou non équipés d'un terminal carte Vitale.

"MAUVAIS PAUVRE"

Mais la principale raison du refus reste financière : les patients CMU ne pouvant se voir infliger un dépassement d'honoraires, les prendre en charge constitue un manque à gagner pour les médecins de secteur 2. "Dans bien des cas, les refus ne sont pas opposés à une catégorie de patients, mais bien à leur capacité à payer des dépassements d'honoraires ou une prothèse aux tarifs pratiqués par les dentistes", soulignent les auteurs. Ainsi, si le patient accepte de "payer" le prix affiché, il obtient un rendez-vous. "Ce genre de situation n'est pas exceptionnel", affirme l'étude.

Plus globalement, l'étude souligne une difficulté, pour les praticiens, à intégrer l'esprit de la loi de 1999 créant la CMU et qui avait substitué une logique de droits à la logique de charité. Pour beaucoup de professionnels de santé, bénéficier de la CMU ne va pas forcément de soi, encore faut-il le mériter. L'étude souligne ainsi qu'avant d'accorder un rendez-vous, certains praticiens opèrent "un tri en fonction de ceux qui seraient des "bons pauvres" ou des "mauvais pauvres". D'autres tentent de renvoyer les patients CMU à l'hôpital public : avec l'idée qu'il s'agit là d'un lieu pour les plus défavorisés, les cabinets de ville étant réservés aux "autres patients"."


Pour lire l'enquête : www.cmu.fr.
Cécile Prieur

4,2 MILLIONS DE BÉNÉFICIAIRES

CMU.
La couverture-maladie universelle, créée par la loi du 27 juillet 1999, permet de faire bénéficier de l'assurance-maladie obligatoire les plus défavorisés (dont les revenus mensuels sont inférieurs à 621 euros). Elle est complétée par la CMU Complémentaire (CMU-C), qui offre une couverture équivalente à une mutuelle de niveau moyen.

Bénéficiaires.
Au 31 décembre 2008, 4,2 millions de personnes bénéficiaient de la CMU-C en métropole et outre-mer. Ces patients peuvent accéder au système de soins, public ou privé, sans avance de frais, le tiers payant étant de droit. Le professionnel de santé est payé par l'assurance-maladie, doit respecter les tarifs conventionnels et ne peut appliquer de dépassement d'honoraires.
Posted by jeanvaljean
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